MC alger: Ammour est la 6e recrue | «Au début, Longar me parlait de mon retour en blaguant, puis tout s’est emballé» – «J’étais Mouloudéen en 1996 et je finirai peut-être ma carrière Mouloudéen» 14 ans après, il revient à la maison des Vert et Rouge avec un sac plein d’espoir et de souhaits. Il [...]
MC alger: Ammour est la 6e recrue | «Au début, Longar me parlait de mon retour en blaguant, puis tout s’est emballé» – «J’étais Mouloudéen en 1996 et je finirai peut-être ma carrière Mouloudéen»
14 ans après, il revient à la maison des Vert et Rouge avec un sac plein d’espoir et de souhaits. Il a envie de vivre de grandes sensations avec ce club, de gagner des titres, de vibrer au même rythme que les Chnaoua. Il sait qu’il vient de signer dans un grand club exigeant qui souhaite faire mieux que l’an dernier. Un club qui veut garder le sacre à la maison, et revenir sur la scène internationale en force. Amar est l’un des joueurs qui croit très fort que le Mouloudia d’Alger fera beaucoup de choses l’an prochain. On a profité de l’occasion d’être près de ce monument pour passer à la loupe les grands moments de sa carrière qu’on présente dans cet entretien réalisé hier à la villa de Chéraga.
- Le destin fait bien les choses. Vous commencez votre carrière au MCA et voilà que vous faites votre come-back…
- Cela ne date pas d’hier. J’ai porté le maillot mouloudéen en 1996. En ce temps-là, j’étais en espoir. J’ai fait deux ans au MCA, et puis je suis parti. Comme vous venez de le dire, je fais mon retour au Mouloudia d’Alger, et ce n’est que du bonheur.
- Après 12 ans, vous optez pour le Doyen. Vous n’avez pas été contacté auparavant ?
- Si, mais le destin l’a voulu autrement, c’est une question de mektoub. Peut-être que je finirais ma carrière au Doyen. C’est une possibilité.
- Revenons à cette année 96. Pourquoi n’êtes-vous pas resté ?
- A l’époque, il y avait de la concurrence. J’ai côtoyé de grosses pointures, à l’image de Mecheri, Dob, et d’autres joueurs qui faisaient les beaux jours du MCA. A mon arrivée, je suis resté 4 mois sans jouer. Je m’entraînais avec les seniors et je jouais avec les espoirs. Je me souviens que j’ai été convoqué pour mon match officiel avec l’équipe première, c’était contre le NAHD, mais je suis resté sur le banc. Le second, c’était contre le CRB, j’ai joué tout le match et le troisième, c’était contre le MOC, j’ai bénéficié d’une demi-heure de temps de jeu. La seconde année, je n’ai pas joué pendant plus de deux mois à cause d’une blessure. Puis, j’ai repris et j’ai même réussi à revenir dans l’équipe des seniors. A la fin de la saison, j’ai décidé de partir, car je n’avais pas eu assez de temps de jeu.
- Après, vous êtes allé à l’ASMO…
- Après un passage au SAM, j’ai signé à l’ASMO pour deux ans. C’était le début du rêve. J’ai trouvé ma place et j’ai pu me distinguer. J’avais des contacts qui fusaient de partout. Moi et Daham, on était au summum de notre niveau. J’ai pu montrer ce que je valais vraiment à l’ASMO.
- Etiez-vous toujours en contact avec les Mouloudéens ?
- Effectivement, Rafik Balamane m’appelait souvent. On s’est même rencontrés autour d’un café pour discuter. Je gardais toujours de bonnes relations avec les Mouloudéens. Mais le destin en ce temps-là ne m’a pas envoyé au MCA, mais plutôt à l’USMA.
- A l’USMA, c’était le début d’un grand rêve…
- J’ai fait mes belles années à l’USMA dont je suis fier. J’ai passé des moments formidables qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire. Ensuite, j’ai opté pour le CABBA pour un an, avant de revenir au MCA pour continuer le rêve que j’avais laissé de côté, celui de percer au MCA.
- On croit savoir que c’est Kamel Longar qui vous a contacté en premier…
- Il faut savoir que Kamel est un bon ami avant tout. C’est vrai, Longar m’a proposé l’aventure au Doyen, mais au début, ce n’était pas sérieux, c’était comme une blague qui devient réalité.
- Racontez-nous en détail ce qui s’est passé ?
- Kamel blaguait avec moi, mais après deux ou trois jours, il revient à la charge, mais plus sérieusement. Ma réponse fut directe. Car faire la convoitise d’un grand club tel que le Mouloudia d’Alger est un grand honneur pour moi. En plus, je reste toujours à l’écoute et je respecte tout contact, même si ça vient d’une division inférieure.
- Longar discute avec Omar Ghrib et la machine entame son travail pour enrôler Ammour, n’est-ce
pas ?
- Sincèrement, et je tiens à le souligner, c’est formidable de négocier avec Omar. En plus, je le connais depuis un moment. Omar m’a appelé jeudi dernier pour me rencontrer. On s’est vus. On a longuement discuté. Sur le passé et ensuite sur la possibilité de m’engager avec le Mouloudia. Il m’a fait son offre financière. J’ai demandé un temps de réflexion pour trancher.
- Vous avez demandé deux jours de réflexion…
- J’étais un peu perturbé par l’état de santé de mon fils. Dimanche, Omar m’a appelé, on s’est rencontrés. Il n’y a pas de souci. On s’est vite entendus et j’ai accepté de revenir au MCA pour une saison qui, j’espère, va être que du bonheur pour moi et pour tous les Mouloudéens.
- On ne va pas vous demander le montant de votre transfert, mais on aimerait savoir si l’offre du MCA était intéressante ?
- Le football est mon gagne-pain, comme vous le savez. Mais franchement, l’offre mouloudéenne me convient. Cela dit, il faut savoir que ce n’est pas seulement l’argent qui prime. Plusieurs choses ont fait basculer la balance du côté mouloudéen. Au MCA, il y a un bon esprit d’équipe. Il y a des joueurs de bonne famille qui veulent réussir. Il y a les dirigeants qui travaillent pour que le club puisse s’épanouir. Ses dirigeants m’ont vraiment estimé à ma juste valeur. Ils m’ont accueilli à bras ouverts. Je ne pouvais aller voir ailleurs.
- Ainsi, mardi vous paraphez votre contrat pour devenir un Mouloudéen à 100%…
- Effectivement, j’ai signé un contrat d’un an. Ce n’est pas un souci la durée. Si tout va bien, je resterais. Car j’ai envie de gagner des titres et le MCA m’offre cette option. J’espère être à la hauteur des attentes.
- Que pensez-vous de l’effectif mouloudéen qui a gagné le sacre ?
- Ce sont des joueurs qui jouent depuis trois ans ensemble. Entre-temps, la cohésion s’est créé. La preuve, ce groupe a montré de grandes qualités tout au long de la saison. Comme Sétif. Ce n’est pas par hasard si le MCA gagne le titre de champion et Sétif la coupe d’Algérie, car les deux équipes étaient les meilleures l’an dernier. Mais je pense qu’il fallait au MCA plus de joueurs pour jouer deux titres en même temps.
- Cette saison, le MCA jouera sur 4 fronts. A votre avis, il faut combien de bons joueurs pour assurer ?
- Il faut plus de 11 joueurs ou 14. Il faut que le coach ait le choix pour former sa composante. Une équipe qui va devoir jouer 3 matches par semaine, ce ne sera pas une tâche facile. Il faut que dans l’effectif, il y ait des joueurs capables de relever le défi. Vous avez comme exemple, l’ESS. L’an dernier, Sétif a joué avec une équipe en championnat, une autre en coupe d’Algérie et une troisième en Champions League. C’est ce qui a permis à l’ESS de faire un
bon parcours. 11 joueurs ne peuvent rien faire seuls. Il faut avoir une équipe de rechange à chaque fois.
- En évoquant la Champions League, vous qui êtes un expert dans le domaine, pourquoi les clubs algériens n’ont pas réussi à la décrocher ?
- Pour gagner la Champions League, il faut des moyens. Quand je dis des moyens, je parle d’argent, d’effectif, d’un bon staff et d’une composante dirigeante capable. De l’argent, car c’est le nerf de la guerre, comme on dit. L’effectif, c’est avoir un groupe large, capable de relever n’importe quel défi. Un staff, Alain Michel et son groupe ne sont plus à présenter. Ils ont montré qu’ils sont très forts. Une direction qui gère les tensions et les pressions. Il faut que la Ligue des Champions devienne un objectif. Il faut mettre les bouchées doubles pour atteindre les poules. Après, il restera 6 matches. Il faut bien les gérer et les jouer à fond.
- On dit que la force du MCA consiste dans son collectif. Etes-vous de cet avis ?
- C’est vrai, le Mouloudia d’Alger a su réunir un groupe de joueurs qui ont la hargne de la gagne. Pour réussir, il faut un groupe, de la cohésion, et la solidarité. C’est ce qui fait sa force. On ne peut pas avoir 11 joueurs seulement et se dire qu’on va gagner. Certes, une star peut vous assurer un ou deux matches, mais ne peut gagner à elle seule les titres. Au MCA, il y a tout cela. Il y a un groupe solidaire, et la cohésion s’est créée au fil du temps. D’ailleurs, ce groupe n’est pas champion par pur hasard.
- On dit aussi que pour gagner, il faut le soutien du public. D’ailleurs, ce qui a manqué dans la fameuse demi-finale de l’USMA en Champions League, c’est son public, non ?
- Je ne dirais pas cela. Certes, le soutien du public est toujours bon pour gagner, mais lors de la demi-finale de la Champions League de l’USMA, ce n’est pas le seul facteur qui a éjecté le club du carré d’or. On a réalisé un match nul chez nous de un partout, puis on part au Nigeria, là on perd par 2-1 ? Plusieurs choses ont influé sur le résultat. Je pense que tout le monde connaît la version. Mais pour réussir, je pense qu’il faut que chacun de nous fasse son travail. Je parle des joueurs, du staff, de la direction et du public. Si tout le monde fait ce qu’il doit faire, il y aura des fruits à récolter à la fin du parcours.
- Savez-vous que les Chnaoua sont aux anges de voir Ammour mouloudéen. Que diriez-vous à ce beau monde ?
- Je suis heureux comme eux, car c’est un honneur de porter le maillot vert et rouge. Je leur dis d’être patient, de soutenir ce groupe qui va devoir défendre son titre. On va mettre le turbo pour aller le plus loin possible en coupe d’Algérie, en coupe maghrébine et en Champions League. On fera une bonne saison. Incha Allah, je ramènerais le plus attendu à l’équipe. Il faut qu’on confirme, et on demande juste à notre cher public de nous faire confiance.
Babouche présent
Toujours à l’écoute des évolutions de son club, le capitaine du MCA a tenu à être présent pour la signature du contrat d’Amar Ammour. Toujours zen, Réda nous a confié : «Ammour est un bon coup pour le Doyen.»
Il félicite Ammour
Comme d’habitude, Réda Babouche tente de mettre tout le monde à l’aise et n’a pas omis de le faire pour l’ex-Usmiste. Il rejoindra Ammour dans le bureau de l’administrateur, Abdelouahab où se trouvait la nouvelle recrue pour la féliciter.
Il est venu en compagnie de son frère, son fils et son manager
Après avoir relu le contrat et rempli les clauses, Ammour officialise son contrat, ce qui fait des heureux au sein du Doyen. Car, pour eux, l’expérience d’Ammour va aider les Vert et Rouge qui vont devoir jouer sur tous les fronts.
source: competition.dz