
Six journalistes algériens ont été lâchés et abandonnés àKigali après le match Rwanda-Algérie, parmi eux l’envoyée spéciale du quotidien Compétition, Asma Halimi.
L’avion qui devait les ramener au pays avec le reste de la délégation est parti sans eux. Ce n’est pas un poisson d’avril anticipé, encore moins une tentative de vous rendre plus savoureuse l’expédition algérienne dans la région des grands lacs, ce n’est pas non plus une arrivée tardive de ces reporters aventuriers àl’aéroport qui en est la cause. Pourquoi alors, dites-vous, un appareil d’Air Algérie loué par la Fédération algérienne de football transportant une délégation algérienne est-il reparti du Rwanda sans six compatriotes ? De quoi s’agit-il ? Qui en est responsable ?
Tout a commencé quand le nouveau président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a décidé, àl’approche du déplacement au Rwanda, contrairement àla tradition, de ne plus transporter àl’aller les journalistes algériens dans l’avion spécial de la délégation, sous prétexte que la demande pour le voyage était trop forte. Signalons au passage que cette demande a toujours été importante mais qu’elle a été toujours bien gérée par la Fédération. En contrepartie de ce revirement dans les coutumes, Mohamed Raouraoua a pris l’initiative de proposer aux rédactions sportives de ne transporter les journalistes qu’au retour de Kigali et que les responsables des journaux devaient envoyer par leurs propres moyens leurs reporters.
«No work in plane»
Seule condition posée : «No work in plane» (sic), «pas de boulot dans l’avion» du retour, il faudra laisser les joueurs tranquilles. Le filtre que voulait mettre en place le boss du football, pour limiter la présence de la presse, a bien fonctionné et seulement six journalistes ont fait le déplacement au Rwanda par les lignes régulières. Les six privilégiés de la presse écrite nationale, censés couvrir l’entame de l’équipe nationale en Coupe du monde, ne se doutaient pas du tout de la mésaventure qui les attendait àla fin du match. Malgré les engagements fermes et affirmés de Mohamed Raouraoua, confirmés par certains de ses proches collaborateurs àdes responsables de journaux, et après avoir fait le check out àl’hôtel, les femmes et les hommes partis vous faire vivre l’événement footballistique ont été informés de l’impossibilité de rentrer au pays avec le reste de la délégation. Stupeur et panique pour certains. Notre envoyée spéciale n’avait même pas de billet retour, aveuglés que nous étions au journal par la parole de Hadj Raouraoua. Qui aurait imaginé un tel scénario ! D’autres confrères n’ont pas été regardants sur les conditions du retour, ni sur les dates encore moins sur les confirmations d’usage.
Les responsables et accompagnateurs de la délégation officielle étaient très gênés et faisaient part de leur impuissance sans pouvoir s’expliquer et sans qu’aucun d’eux n’ose outrepasser une interdiction inique laissant sur place six compatriotes dont une femme. Certains joueurs ne cachaient pas leur incompréhension et montraient leur sympathie. Mais, àla fin, tout ce beau monde est parti. Que s’est-il passé ?
Raouraoua : «C’est la faute au pilote d’Air Algérie»
Joint par téléphone, le patron de la FAF nous explique que ce qui s’est passé le dépasse. «C’est une décision du commandant de bord de l’avion d’Air Algérie, ça aurait pu provoquer une possible surcharge de l’appareil déjàplein de kérosène.» Ne vous frottez pas les yeux, vous avez bien lu. Le poids des six journalistes allait mettre en péril le vol et la sécurité de ses prestigieux passagers. Cette version, tirée par les cheveux et dont aucun responsable de la délégation àKigali n’a fait part, n’est en fait qu’une explication farfelue pour justifier l’injustifiable.
Maintenant, admettons que le pilote avait des raisons sérieuses de prendre cette décision. Comment peut-on s’engager àtransporter des gens sans informer le transporteur de leur existence ? Dans ce cas, la responsabilité d’une telle bêtise, qui a eu pour conséquence de laisser tomber des compatriotes dans un pays lointain et sans représentation diplomatique, est grave.
Compétition n’a pas été demandeur
Mais quelle est donc la vraie raison de cet empêchement des journalistes de prendre l’avion avec le reste de la délégation ? La fédération n’avait, depuis le début, aucune obligation de faire une telle proposition pour se rétracter àla dernière minute. Cela d’autant que Compétition, en ce qui le concerne, a toujours assuré le transport de ses journalistes, partout dans le monde, chaque fois que l’évènement le recommandait, et continuera de le faire. Quel intérêt y avait-il àagir de la sorte ? Vous avez raison, il n’y en a pas, du moins aux yeux d’esprits rationnels que nous sommes. Pourquoi aurait-on eu peur des journalistes après un nul plutôt moyen des Verts ?! Alors, pour comprendre, mettons-nous dans la peau de diaboliques cortex intrigants et «machiavelisants» apôtres du complot  !!!!
Non, c’est trop dur.  (competition)

mars 31st, 2009 at 4 h 21 min
salem alaikoum
j ai lu histoire des journalistes algeriens laisses a kigali et je trouve cette situation dramatique car depuis le temps les journalistes accompagnent nos equipes pour nous informer nous les lecteurs restes ici en algerie et partout dans le monde,franchement ce n est pas a l honneur de mr raouraoua et du ministere des sports,en comparaison j ai vu hier le dimanche sportif tunisien qui est tres tres loin de nos emission sportives et qui a 50% etait consacre a lequipe nationale tunisienne des images du depart de tunis a l apres match et retour a tunis,un avion special a conduit au kenya et les joueurs ,journalistes et meme supporters,tout a ete montre ,hotel,restaurant,match,commentaires apres le match,supporters et tout ce qui est tunisien .
donc je pense que malgre la presence de mr raouraoua les problemes persistent et je demande aux responsables algeriens de copier ce que font les tunisiens,apprenez de vos voisin ce n est pas une honte.